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    La Menace

     
     
     
     
    La Menace

    Le crépuscule s’épand…
    Le sinistré vaincu s’alite
    Aux abois du bois dormant
    L’inconscient s’agite
    Sous sa couette il dévisage
    A l’ombre de la ruelle
    Guettant sa proie
    Un revolver sans visage
    Qui le poursuit
    Inexorablement
    Et lui… et moi… et nous…
    ( Peut-être vous ? )
    Nous courons…
    A reculons… mais nous courons…
    Sans cesse… nous courons…
    A jamais immobiles

    Seuls en notre égorgeoir
    Nous cherchons un bougeoir

    Relent de jadis
    Une sinistre vague
    Immuable ressac d’épouvante
    Nous enserre de toute part
    Nous immerge
    A pas de loup insaisissable
    Elle nous plonge nous submerge
    De son aquarelle sans couleur
    La Mort est là !
    Gourmande de la moindre pâleur
    Soudain l’effroi…

    Seuls en notre parloir
    Nous cherchons un couloir

    Une sarabande...
    Des imprécations...
    Cette douleur en mon crâne
    Ce corps fantôme qui divague
    Gisent en son sein les pieux
    Les belles promesses des scandaleux
    Ces belles promesses de bonheur
    Qui ne sont que…
    Dépouilles de mots par défaut
    ( à défaut de )

    Des maux pirates vociférant
    Sous leurs allures de faux…
    Des mots pirates s’affairant
    Sous leurs allures de faux…

    Seuls en notre dortoir
    Nous agonisons sur les trottoirs

    Seuls en notre tour d’ivoire
    Nous suffoquons sans La voir…
     
     
     
     

    L'Au-delà

     
     
     
    L'au-delà


    Alentour, personne ne voit,
    Dans sa tour, ton cœur a si froid.
    A l’évidence, ne pas se fier
    Aux apparences falsifiées.
    Sous le masque tant de trésors,
    Captifs muets, ils crient si fort.

    Pareil au vent, vif et tranchant
    Tu te dérobes à tes penchants.
    Pourtant, si la solitude
    Se rappelle à ton altitude
    Tu te désespères, tu t’entailles,
    T’infliges cruelle bataille.

    Je vois l’errance craintive
    Une toile en ruine, fautive.
    Je vois aussi cette lumière noire,
    Un refuge, un répit provisoire.
    Exeat les sombres chemins insanes,
    Crois au doux présage en filigrane.

    Des cirrhes de ton cœur farouche
    Je ne veux plus être la souche.
    Empresses-toi, cours belle enfant
    L’étincelle agonise, elle se fend.
    Mais si la boue, la lave t’enserrent
    Alors mon tombeau sera cheire.
     
     
     
     

    Le Roi du Fou

     

     

     

    Le Roi du Fou
     
    Demain n’est plus
    L’aube se nécrose
     
    Aujourd’hui est mort
    L’horizon se déflagre
     
    Hier est sur le trône
    Le Funeste se présente
    *
    Demain s’agenouille
    Moi je vous le dis…
    Nouilles sont les demains
     
    Aujourd’hui m’accuse
    Qu’importe le délit…
    Je récuse l’information
     
    Hier est le Roi du Fou
    Qu’a cela ne tienne…
    Je foule la Mare au Sang  
    *
    Mais quand le Fou se tut
    Les Deux vous le diront
    Foutu tout fut…
      
    Car… Vous l’aurez deviné
    L’est plus présent que jamais
    Ce Fou tue Roi !