Saphariel's profileSaphariel... Autopsy d'u...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Tranche ma peauTranche ma peau
Tranche ma peau d’ange Soumis Tes dix aiguilles fétides Mes petites phalanges cinabre Tranche ma peau Le vif désarroi Et l’enfant-roi Dénaturé Ma mort n’aura d’odeur Si ce n’est le parfum du silence Tranche ma peau Paillasson de ta voracité Gerbe en mes nuits J’ai le cœur si haut Tranche ma peau d’ange Conquis Tes corbeaux d’acier Dilacèrent mon ciel Le crime in elle Harcèlent ma chair L’amour m’est une larme L’arme du Croque-mitaine Tranche ma peau De mes pieds croupis A mon corps décharné L’ichor de tes ancêtres Me flagelle Tranche… tranche Fais-moi la peau Tranche... tranche Monstre de l’ombre Ton spectre est ma morsure Mon absence sera ta mort sûre Tranche ma peau d’ange Soumis Tes dix aiguilles se fanent Mes petites phalanges s’éveillent Dis-moi… vois-tu l’interrupteur ?
L'offense
L’offense
Car l’offense qui t’est faite par le faux Ne saurait être parfaite Si au faîte de la Fête du Tout-puissant Tu fâches la Bête En lâchant la Faute.
Noli-me-tangere Noli me tangere
Le jour se disloque Pour un pas de trop Une omerta... insectueuse Une toute petite mort(e) Son faciès en distorsion Mes larmes de soufre *** Par un beau jour d’été L’hiver… L’amaurose Dans le creux d’airain Une douleur soyeuse Dans l’ombre du soleil Une tactile laideur Confusion de l’être La Mort en perfusion Plus rien ne m’atteint Mais toute chose me blesse La maison se noie L’irréel m’emporte L’Infestueux amour Idolâtre mon crâne *** Quand la nuit élève Son bastion de chair Que le Colosse informe Se délecte de mon âme J’ai la peur au cœur… Et le mâle au ventre
Noli me tangere
FaussaireFaussaire
J’appréhende les matins éclatants qui sertissent les yeux de faux semblant. Au diable les « joyeux » mécontents. Je veux des matins sans décorum. Délivrant la mélancolie d’une profonde métamorphose. Des paupières rougissantes. Sans barreaux. Je veux des cieux empourprés de mon âme close. Elle se ferait oiseau. Libre et tonnante de mille mots endoloris. Sous la voûte, virevoltante, je jouerais Ma symphonie. Une suite d’accord morose que seuls les anges décrypteraient. J’enverrai valser les frontières aux regards foudroyants leurs rengaines, cette morne comptine… qui me lance… lance… lancinante : « Mets ton masque petite fille
J’appréhende les beaux jours lumineux où il faut faire semblant et jouer. Jouer un rôle qui rassure les mal heureux. Je veux des jours sans comédie enjouée.
Le mouvement de l'ombreLe mouvement de l'ombre
Dans le mouvement de l’ombre, où l’antique linceul s’est posé, des lambeaux de chair se tordent. La Lumière. Elle se fraye un chemin, enchaîne aux confins de l’invisible. De l’impalpable. Elle est masque complaisant. Reine du mensonge, elle flatte le crime. La monstruosité vit dans sa gloire. J’ai longtemps cru que les monstres ne se dévoilaient qu'a la nuit tombée. Ombres chinoises paradant sur les murs de la mort. Mais la lumière est maîtresse du mal. La complice idéal. Alors… que faire quand l’horreur se pare du plus bel éclat. D’offrande mielleuse en caresse épineuse, la belle outrageuse me fit la cour avec empressement. Je pris sa gerbe de sang avarié. Son bouquet d’ecchymoses sulfuriques. J’empruntai le passage qu’elle ouvrait vers l’autre monde. Là où le silence hurle sa douleur. C’est ainsi que je revêtis la solitude. Comme l’on revêt la camisole. De force. De cette force supérieure qui vous défigure, vous éviscère et vous crashe contre des parois de barbelés. De cette force délétère qu’est l’amour. Voilà…j’ai décapité la lumière. J’ai pris son crâne, délicatement. Et dans un recoin de mon âme, je lui confectionnai un piédestal, bancal. Et ma chute vers le ciel n’en fut que plus instable. Car si la lumière me rêve. L’ombre, à son insu, me vit. Dans le mouvement de l’ombre, où geignent les cris de l’Innocence, des lambeaux d’âme s’entre-dévorent. Rendez-moi...Rendez-moi…
La mort ! Tel était votre souhait
Et l’au-delà a pris son âme Et mon âme s’est éprise de son au-delà
Blanche gamine faite d’ombre
L’amour lui est un dégoût Dont le mal ceint mon corps Désormais elle s’écrie A la pointe de mon cœur
Des jours et des jours…
Des jours en manque de jour Des jours au réveil criard Des jours labyrinthiques
Des jours et des jours… Morts !
Où êtes vous… Où êtes vous… L’immense cité me broie
Ô source… Ô créateur… Vous qui êtes odieux Délivrez-moi… Délivrez-moi… Mon souffle n’a plus de cœur
Je vous gomme de ma penne
Mais…
Dans l’inaccessible crypte du silence J’entends la Vie qui marche sur ma tombe
Je viens vers vous genoux affaiblis (L’espoir au fond d’une poche trouée) Et j’implore la fin de votre non-recevoir
Ô source… Ô créateur Vous qui êtes odieux Rendez-moi… Rendez-moi… Les battements de mon cœur
LineLine...
Line née d’une union malheureuse… Line aux sens meurtris se démène L’aiguillon du mal broie l’hymen L’époux vante son vénéneux allant (Mais… aux menées soyons vigilant !) Line accès cible phénomène Au bois le mâle veillant y mène Line ondée de mélancolie s’égoutte Anhydre coeur que l’utopie envoûte L’amour se came isole hurle ment (Croire Hérésie n’est que pare à vent !) Line accomplie châtiment… Line au sang froid prend la pose D’un soleil bleuissant d’ecchymoses Elle s’invisible sous un éclat de granit S’éprend de la grisaille qui gravite Line nommée « Catin » par Jalousie Pris un fusil et plongea en amnésie Line occupée par son deuil se bat taille D’immortels oripeaux de faille Line assouvie peau-fine vengeance Et de son bastion taraude son engeance Line née d’une union mal heureuse… Dans la fleur de l'âme
Dans la fleur de l’âme J’ai la mort des corps fauchés dans la fleur de l’âme
La tristesse des cœurs qui dans l’oubli se pâment
L’aisance du défunt dénué d’ossature
J’ai deux tombeaux ouverts qui violent le futur
Sous l’Arbre aux Silence gisent les bruits d’antan
Un trépas de feuilles la nervure du temps
Un sarcophage cendreux de sève et d’écorce
Sous le lit automnal le mal bombe le torse
J’ai en revers de peau le sceau du Soleil Noir
Des mots sans voies qui errent en mon vieux Manoir
L’ombre d’un non-être dont l’éclat se gondole
J’ai à l’envers du Je un Moi qui dégringole
Eux...
La MenaceLa Menace
Le crépuscule s’épand… Le sinistré vaincu s’alite Aux abois du bois dormant L’inconscient s’agite Sous sa couette il dévisage A l’ombre de la ruelle Guettant sa proie Un revolver sans visage Qui le poursuit Inexorablement Et lui… et moi… et nous… ( Peut-être vous ? ) Nous courons… A reculons… mais nous courons… Sans cesse… nous courons… A jamais immobiles Seuls en notre égorgeoir Nous cherchons un bougeoir Relent de jadis Une sinistre vague Immuable ressac d’épouvante Nous enserre de toute part Nous immerge A pas de loup insaisissable Elle nous plonge nous submerge De son aquarelle sans couleur La Mort est là ! Gourmande de la moindre pâleur Soudain l’effroi… Seuls en notre parloir Nous cherchons un couloir Une sarabande... Des imprécations... Cette douleur en mon crâne Ce corps fantôme qui divague Gisent en son sein les pieux Les belles promesses des scandaleux Ces belles promesses de bonheur Qui ne sont que… Dépouilles de mots par défaut ( à défaut de ) Des maux pirates vociférant Sous leurs allures de faux… Des mots pirates s’affairant Sous leurs allures de faux… Seuls en notre dortoir Nous agonisons sur les trottoirs Seuls en notre tour d’ivoire Nous suffoquons sans La voir… L'Au-delàL'au-delà
Alentour, personne ne voit, Dans sa tour, ton cœur a si froid. A l’évidence, ne pas se fier Aux apparences falsifiées. Sous le masque tant de trésors, Captifs muets, ils crient si fort. Pareil au vent, vif et tranchant Tu te dérobes à tes penchants. Pourtant, si la solitude Se rappelle à ton altitude Tu te désespères, tu t’entailles, T’infliges cruelle bataille. Je vois l’errance craintive Une toile en ruine, fautive. Je vois aussi cette lumière noire, Un refuge, un répit provisoire. Exeat les sombres chemins insanes, Crois au doux présage en filigrane. Des cirrhes de ton cœur farouche Je ne veux plus être la souche. Empresses-toi, cours belle enfant L’étincelle agonise, elle se fend. Mais si la boue, la lave t’enserrent Alors mon tombeau sera cheire. Le Roi du Fou
Le Roi du Fou
Demain n’est plus
L’aube se nécrose
Aujourd’hui est mort
L’horizon se déflagre
Hier est sur le trône
Le Funeste se présente
*
Demain s’agenouille
Moi je vous le dis…
Nouilles sont les demains
Aujourd’hui m’accuse
Qu’importe le délit…
Je récuse l’information
Hier est le Roi du Fou
Qu’a cela ne tienne…
Je foule la Mare au Sang
*
Mais quand le Fou se tut
Les Deux vous le diront
Foutu tout fut…
Car… Vous l’aurez deviné
L’est plus présent que jamais
Ce Fou tue Roi !
La chairLa chair
La chair s’effarouche Du jade exhortant Le précipice farouche Edit de l’exécutant La chair s’ecchymose De phalanges gluantes Leurs caresses nécrosent Le désir de la Mante La chair se répugne D’œuvres malfaisantes L’obscène l’empoigne De sa poigne méprisante La chair se cloisonne De non-sens spectral La chair se façonne D’archives ancestrales La chair-voix vocifère Mielleuse et sanguinolente La missive mortifère D’une Peau d’âme dolente Le Crime ParfaitLe Crime Parfait
La Lumière défaite se retire Dans l’âme soumise hostile L’Ombre innocemment se faufile Chut ! la Mort impavide l’attire Il se tient sur le seuil pensif… - Dis me donneras-tu de l’amour ? - Tu as déjà Mon amour ! Le fouet de la solitude l’éventre Il se sent si seul sur son esquif… - Dis seras-tu là toujours ? - Je suis là depuis toujours ! Une berceuse lacère en son ventre Il se rend peu à peu encore craintif… - Dis verrais-je enfin la beauté du monde ? - Tu verras la Beauté de Mon monde ! Stop ! la Voix ténébreuse là tire… Un chant satanique l’empoigne Les cieux grondant en témoignent Le môme trop faible s’éloigne Puis… Il sentit une douce chaleur diffuse Inconnue en son funeste refuge Son âme étrangement confuse Il prit la voie d’un amour lucifuge Depuis… Les Ténèbres sont sa Lumière Mais…. Du fond de la nuit l’on entendit Ce cri déchirant qui encore retentit… - Save Our Souls... Save Our Souls... Save Our Souls... Confusion oniriqueConfusion onirique
La plaie s’éprend de l’horloge, le temps s’éventre. L’irréductible outrage, revenant, me convit en son antre. Le dragon rouge approche vomissant son puant enfer. Un brumeux mutisme égorgeur, avide de régressions, Fait tinter l’hallali ; sonne le glas du captieux paradis. Ses os sur sa gorge sont l’échafaud de cette tragédie. Elle est momie ambulante, sans langue, les yeux percés. Et dans la crypte aux tourments où suinte la terreur, Je la sens qui me regarde. Est-ce moi ? Est-ce elle ? Est-elle la came? Suis-je l'isoloir? Sommes-nous la Bête? C’est dans cette fournaise ardente aux vapeurs d’éther Que j’entame une danse disloquée de pantin décalqué. Où est ma tête ? Où sont ses jambes ? Y-a-t-il un sens ? La rumeur me dit que son cœur s’est teint... d’indifférence. Je suis cadavre ambulant, bouche close, regard morose... Et dans sa crypte aux cieux empourprés par la frayeur, Elle m’exige à son macabre bal. Je m’abandonne démasquée. Est-ce elle ? Est-ce moi ? Suis-je la Bête ? Laissez-moi ! ( Qui-ça, toi ? Non, toi ! Ah ! tu veux dire nous ? Grrrrrr…) J’entame alors une danse immortelle de pantin décalqué, Tournoyant au gré de folles incantations du cœur. Où est ma tête ? Où sont ses jambes ? Y-a-t-il un sens ? Dans le lointain, la pesante heure profère sa mise en garde : « Ton cœur de cendre s’est teint... » Secrète allianceSecrète Alliance L'empreinte de l'écorchéeL’empreinte de l’Écorchée Elle le sait, elle l’a vu, elle me le conte sans fin. Est-il possible qu’elle ne soit que légende? Eux… Ne la croient pas… *** Du versant de la vie elle prit l’angle mort, Celui où les viscères s’amarrent, cruelles. Où l’ineffable et l’horreur règne en maître ! Le pacte : La Murer. Rien de bien triste alors. Car en pleine lumière nul ne vît l’inégal duel ; Pas plus que le masque menaçant du traître. Non ! Rien de bien tragique en somme, dés lors… Qu’elle se blottit dans les bras de l'Infidèle! Signant son arrêt de vie, elle naquit au paraître. Je flaire un événement, un écho lointain du passé. Cela a-t-il un sens? Mais pourquoi…pourquoi ne peut-elle l’amour? Elle, un Tout, un Rien fantomatique dans le Néant. La Peur viscérale. La Brume du Dédale ancestral. Ô Langue Morte… dis-moi la guillotine de l’Être… As-tu des rires au tréfonds de ton gouffre béant ? Dis-moi, où se confine le décès de ta voix si pâle ? Les non-dits que le Pécheur vertueux ne veut connaître ? Quel est ce corps froid où festoient les mécréants ? Ce repère sous-jacent où le faux est masque vital… Hors du présent elle vit, rompue, dans sa jeune retraite. Je flaire un événement, un passé pas si lointain. Le sens a-t-il son importance? Mais pourquoi… pourquoi ne peut-elle la vie? *** Je la sais, je la vois, je vous la conte sans fin. Elle est mon anneau, je suis son porteur! Mais Eux… Eux me veulent sans ailes… AneuroseAneurose Les affres de la nuit m’acculent L’Aurore est morte au Crépuscule D’un sablier n’égrenant que vide L’ennui prend corps et âme avide En mes veines la nausée abonde Je saigne… je saigne sa laideur En mon esprit la Nauséabonde Je cours… je cours sa fuite Pourquoi cette torture ? En interne le Règne de la Mort Son ordre d’investiture. Pourquoi cette cassure ? En externe rien ne l’abhorre Son ordre de censure. Mon sang coagule inodore Bouillonne de secrets carnivores L’esthésie se pétrifie en corps L’aneurose des sens me dévore Je sens la déraison m’engloutir L’ombre d’une onde mère rode Le glas de son pas sourd m’érode L’asphyxie tue l’ultime soupir Pourquoi cette cloison ? En interne le siège de la Mort Son ordre d’éclosion. Dis-moi, faut-il une raison ? En externe l’appel de la Vie J’ordonne sa pendaison. Les catacombesLes catacombes Lorsque mon hypogée il creuse… N’est-ce pas là mon illusion ? *** Sur le chemin de l’hécatombe L’étrange façonne ma vision J’entends un appel d’outre-tombe Les Douze tonnent ma réclusion L’alarme est sourde à l’intrusion Le cercueil se fend sous les bombes Le Zombie loue notre fusion Quand mon squelette à ses pieds tombe L’Ancien est un mort-né sans tombe Le Sans-deuil en est la cloison S’épanche le sang de la colombe Le donjon vomit le poison Et le poids de l’extrême-onction La verrière de mes os succombe Le Dormeur se met en action L’autre geint sous les catacombes *** Car lorsque son hypogée je creuse N’est-ce pas là son implosion ? Entre chien et loupEntre chien et loup Le présent s’assombrit l’éclipse cloue l’heure Hier emprisonne tous les sens de sa terreur Prélude originel mon deuil ma Tour hurlante L’entité du Mort m’inflige une trouée cinglante L’Ancêtre se tapit au creux du noir dédale Il s’impose effrayant au Monstre-baldaquin Se ceint au doux satin ce puits inerte et sale En ses bras gît l’informe le vestale mannequin Tout de blanc enclavé le terrassant vampire A l’affût affûte ses crocs de vieux satyre Satyre qui s’effondre au morne point du jour Néanmoins entre chien et loup… Il fait séjour Je consens une valse au grand Croque-mitaine Au blizzard qui vomit mon gluant ennemi A la Veuve arachnéenne en sa toile-momie Pour un temps oublier leurs morsures hautaines Mais je sais de l’aurore la source la plus noire De la rivière du Désespoir les faux espoirs Je sais le cœur gelé au revers d’un carreau Qui vous laisse là groggy de la vie in vitro Et ce garrot à ma trousse de secours frivole Me vole en éclat et la frousse est bénévole De l’antichambre où repose le corps du Dormeur Sous le verre ses os se contorsionnent… puis meurent. |
|
|