Saphariel's profileSaphariel... Autopsy d'u...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Le Roi du Fou
Le Roi du Fou
Demain n’est plus
L’aube se nécrose
Aujourd’hui est mort
L’horizon se déflagre
Hier est sur le trône
Le Funeste se présente
*
Demain s’agenouille
Moi je vous le dis…
Nouilles sont les demains
Aujourd’hui m’accuse
Qu’importe le délit…
Je récuse l’information
Hier est le Roi du Fou
Qu’a cela ne tienne…
Je foule la Mare au Sang
*
Mais quand le Fou se tut
Les Deux vous le diront
Foutu tout fut…
Car… Vous l’aurez deviné
L’est plus présent que jamais
Ce Fou tue Roi !
La chairLa chair
La chair s’effarouche Du jade exhortant Le précipice farouche Edit de l’exécutant La chair s’ecchymose De phalanges gluantes Leurs caresses nécrosent Le désir de la Mante La chair se répugne D’œuvres malfaisantes L’obscène l’empoigne De sa poigne méprisante La chair se cloisonne De non-sens spectral La chair se façonne D’archives ancestrales La chair-voix vocifère Mielleuse et sanguinolente La missive mortifère D’une Peau d’âme dolente Le Crime ParfaitLe Crime Parfait
La Lumière défaite se retire Dans l’âme soumise hostile L’Ombre innocemment se faufile Chut ! la Mort impavide l’attire Il se tient sur le seuil pensif… - Dis me donneras-tu de l’amour ? - Tu as déjà Mon amour ! Le fouet de la solitude l’éventre Il se sent si seul sur son esquif… - Dis seras-tu là toujours ? - Je suis là depuis toujours ! Une berceuse lacère en son ventre Il se rend peu à peu encore craintif… - Dis verrais-je enfin la beauté du monde ? - Tu verras la Beauté de Mon monde ! Stop ! la Voix ténébreuse là tire… Un chant satanique l’empoigne Les cieux grondant en témoignent Le môme trop faible s’éloigne Puis… Il sentit une douce chaleur diffuse Inconnue en son funeste refuge Son âme étrangement confuse Il prit la voie d’un amour lucifuge Depuis… Les Ténèbres sont sa Lumière Mais…. Du fond de la nuit l’on entendit Ce cri déchirant qui encore retentit… - Save Our Souls... Save Our Souls... Save Our Souls... Confusion oniriqueConfusion onirique
La plaie s’éprend de l’horloge, le temps s’éventre. L’irréductible outrage, revenant, me convit en son antre. Le dragon rouge approche vomissant son puant enfer. Un brumeux mutisme égorgeur, avide de régressions, Fait tinter l’hallali ; sonne le glas du captieux paradis. Ses os sur sa gorge sont l’échafaud de cette tragédie. Elle est momie ambulante, sans langue, les yeux percés. Et dans la crypte aux tourments où suinte la terreur, Je la sens qui me regarde. Est-ce moi ? Est-ce elle ? Est-elle la came? Suis-je l'isoloir? Sommes-nous la Bête? C’est dans cette fournaise ardente aux vapeurs d’éther Que j’entame une danse disloquée de pantin décalqué. Où est ma tête ? Où sont ses jambes ? Y-a-t-il un sens ? La rumeur me dit que son cœur s’est teint... d’indifférence. Je suis cadavre ambulant, bouche close, regard morose... Et dans sa crypte aux cieux empourprés par la frayeur, Elle m’exige à son macabre bal. Je m’abandonne démasquée. Est-ce elle ? Est-ce moi ? Suis-je la Bête ? Laissez-moi ! ( Qui-ça, toi ? Non, toi ! Ah ! tu veux dire nous ? Grrrrrr…) J’entame alors une danse immortelle de pantin décalqué, Tournoyant au gré de folles incantations du cœur. Où est ma tête ? Où sont ses jambes ? Y-a-t-il un sens ? Dans le lointain, la pesante heure profère sa mise en garde : « Ton cœur de cendre s’est teint... » Secrète allianceSecrète Alliance L'empreinte de l'écorchéeL’empreinte de l’Écorchée Elle le sait, elle l’a vu, elle me le conte sans fin. Est-il possible qu’elle ne soit que légende? Eux… Ne la croient pas… *** Du versant de la vie elle prit l’angle mort, Celui où les viscères s’amarrent, cruelles. Où l’ineffable et l’horreur règne en maître ! Le pacte : La Murer. Rien de bien triste alors. Car en pleine lumière nul ne vît l’inégal duel ; Pas plus que le masque menaçant du traître. Non ! Rien de bien tragique en somme, dés lors… Qu’elle se blottit dans les bras de l'Infidèle! Signant son arrêt de vie, elle naquit au paraître. Je flaire un événement, un écho lointain du passé. Cela a-t-il un sens? Mais pourquoi…pourquoi ne peut-elle l’amour? Elle, un Tout, un Rien fantomatique dans le Néant. La Peur viscérale. La Brume du Dédale ancestral. Ô Langue Morte… dis-moi la guillotine de l’Être… As-tu des rires au tréfonds de ton gouffre béant ? Dis-moi, où se confine le décès de ta voix si pâle ? Les non-dits que le Pécheur vertueux ne veut connaître ? Quel est ce corps froid où festoient les mécréants ? Ce repère sous-jacent où le faux est masque vital… Hors du présent elle vit, rompue, dans sa jeune retraite. Je flaire un événement, un passé pas si lointain. Le sens a-t-il son importance? Mais pourquoi… pourquoi ne peut-elle la vie? *** Je la sais, je la vois, je vous la conte sans fin. Elle est mon anneau, je suis son porteur! Mais Eux… Eux me veulent sans ailes… AneuroseAneurose Les affres de la nuit m’acculent L’Aurore est morte au Crépuscule D’un sablier n’égrenant que vide L’ennui prend corps et âme avide En mes veines la nausée abonde Je saigne… je saigne sa laideur En mon esprit la Nauséabonde Je cours… je cours sa fuite Pourquoi cette torture ? En interne le Règne de la Mort Son ordre d’investiture. Pourquoi cette cassure ? En externe rien ne l’abhorre Son ordre de censure. Mon sang coagule inodore Bouillonne de secrets carnivores L’esthésie se pétrifie en corps L’aneurose des sens me dévore Je sens la déraison m’engloutir L’ombre d’une onde mère rode Le glas de son pas sourd m’érode L’asphyxie tue l’ultime soupir Pourquoi cette cloison ? En interne le siège de la Mort Son ordre d’éclosion. Dis-moi, faut-il une raison ? En externe l’appel de la Vie J’ordonne sa pendaison. Les catacombesLes catacombes Lorsque mon hypogée il creuse… N’est-ce pas là mon illusion ? *** Sur le chemin de l’hécatombe L’étrange façonne ma vision J’entends un appel d’outre-tombe Les Douze tonnent ma réclusion L’alarme est sourde à l’intrusion Le cercueil se fend sous les bombes Le Zombie loue notre fusion Quand mon squelette à ses pieds tombe L’Ancien est un mort-né sans tombe Le Sans-deuil en est la cloison S’épanche le sang de la colombe Le donjon vomit le poison Et le poids de l’extrême-onction La verrière de mes os succombe Le Dormeur se met en action L’autre geint sous les catacombes *** Car lorsque son hypogée je creuse N’est-ce pas là son implosion ? Entre chien et loupEntre chien et loup Le présent s’assombrit l’éclipse cloue l’heure Hier emprisonne tous les sens de sa terreur Prélude originel mon deuil ma Tour hurlante L’entité du Mort m’inflige une trouée cinglante L’Ancêtre se tapit au creux du noir dédale Il s’impose effrayant au Monstre-baldaquin Se ceint au doux satin ce puits inerte et sale En ses bras gît l’informe le vestale mannequin Tout de blanc enclavé le terrassant vampire A l’affût affûte ses crocs de vieux satyre Satyre qui s’effondre au morne point du jour Néanmoins entre chien et loup… Il fait séjour Je consens une valse au grand Croque-mitaine Au blizzard qui vomit mon gluant ennemi A la Veuve arachnéenne en sa toile-momie Pour un temps oublier leurs morsures hautaines Mais je sais de l’aurore la source la plus noire De la rivière du Désespoir les faux espoirs Je sais le cœur gelé au revers d’un carreau Qui vous laisse là groggy de la vie in vitro Et ce garrot à ma trousse de secours frivole Me vole en éclat et la frousse est bénévole De l’antichambre où repose le corps du Dormeur Sous le verre ses os se contorsionnent… puis meurent. |
|
|